Disonible en

Oggun

Oricha majeur, frère de Changò et Elegguà. Il est violent et astucieux. C’est le Dieu des minéraux, des montagnes, et des outils (machette, marteau…). Patron des guerriers, des forgerons, mécaniciens, ingénieurs, physiciens, chimistes et des soldats. Il représente le cueilleur solitaire. Il parcourt les bois, en connait et maitrise tous les secrets. Il est le patron des clefs, des chaines et des prisons.

 

Oggun

Chango

Oricha majeur. Dieu du feu, de la foudre, du tonnerre, de la guerre, des tambours batas, de la danse, de la musique et de la beauté virile.

On lui prête le plus grand nombre de vertus et de défauts humains. Il est travailleur, valeureux, fidèle en amitié, devin et guérisseur, mais aussi menteur, amateur de femmes, bagarreur, vaniteux et joueur.

Ses danses sont guerrières et érotiques : dans les danses guerrières, il brandit sa hache double, dans ses danses érotiques il emploie les évocations sexuelles les plus crues. Ses couleurs sont le rouge et le blanc.

 

Changó

Babalu Aye

C’est un oricha majeur et saint très vénéré. C’est le Dieu de la variole, petite vérole, la lèpre, les maladies vénériennes, et en général des maladies de la peau.

La légende raconte qu’il était un grand amateur de femmes et de fêtes. Il perdit le respect de tout le monde, même de sa femme Ochun qui finit par l’abandonner.

Malgré les avertissements de Orula, divinité de la divination et de la sagesse, il continua sa perversion et coucha avec une des amantes de Celui-ci.

Le jour suivant, il se réveilla avec le corps couvert de plaies purulentes.

Les gens le fuyaient à cause de la contagion, il n’était suivi que par quelques chiens qui aimaient lécher ses plaies.

Il eut beau supplier, Olofin, le Dieu Tout-Puissant refusa de le pardonner et à la fin Babalu-Ayé mourut.

Mais Ochun eut pitié et grâce à ses ruses persuada Olofin de lui rendre la vie. Ainsi, en reconnaissance de cause, Babalu-Ayé est devenu très charitable et miséricordieux.

Sa danse est celle d’un homme malade, trébuchant de faiblesse, s’appuyant sur un bâton : elle exprime toute la douleur humaine.

 

Babalu Ayé

Elegua

C’est l’oricha qui ferme et ouvre les chemins. Il détient les clefs du destin. Il est toujours salué en premier avant les autres orishas.

Quand il danse, il saute et s’agite comme un enfant. Il fait des grimaces, mime des jeux d’enfant et fait des farces aux spectateurs. Ainsi, il symbolise ce caractère imprévisible du destin qui peut se fermer et s’ouvrir à tout instant.

Il est habillé en rouge et noir, d’une veste, d’un pantalon serré aux genoux et d’un chapeau.

 

Elegua

Les danses et musiques Yoruba

Les lucumi forment le groupe majoritaire. Leur système cultuel est appelée la regla de ocha-ifa. Il est plus connu sous le nom de santeria.

Il existe plusieurs types de cérémonies :

  • l’initiation (qui dure plusieurs semaines) avec différentes étapes,
  • les fêtes à date fixe en l’honneur d’une divinité (orisha),
  • les commémorations liées à la vie de chaque initié
  • les fêtes à plus amples participation : simple remerciement à une divinité pour son « travail » bénéfique ou fête offerte à un orisha demandant son attribut.

Les tambours utilisés sont des tambours sacrés. Ils sont appelés tambours bata. Ils sont bimembarophones, en forme de clepsydre, percutés à la main de chaque côté et sont au nombre de trois :

  • le plus grand porte le nom d’iya ; il est muni autour de ses bouches de clochettes de bronzes appelées shaworo, qui complètent et modifient la sonorité du tambour.
  • le tambour de registre intermédiaire s’appelle itotele
  • le plus petit registre plus aigu, okonkolo.

L’iya dirige l’ensemble. En ouvrant le rituel, il appelle l’orisha invoqué. L’itotele qui se trouve à sa gauche lui répond. L’okonkolo exécute le patron rythmique de base.
Ces tambours, instruments sacrés, sont des détenteurs de secrets. Ils parlent et sont la voix qui appelle la divinité, et celle-ci s’exprime aussi à travers eux. A chaque divinité correspond un langage musical spécifique des tambours, mais aussi des chants et des danses.

La santeria est dominée par un Dieu suprême appelé Olodumare, source de l’aché (l’énergie spirituelle de l’Univers). Il a envoyé sur Terre des émissaires (les orishas) qui sont la personnification de la Nature. Ainsi, on distingue plusieurs divinités parmi lesquelles nous allons aborder que quelques unes :

 

Danses et musiques sacrées

Cuba est l’un des pays où les rituels et pratiques cultuelles sont extrêmement vivants. Cet héritage d’origine africaine imprègne toute la culture cubaine, au-delà même de la population concernée par les différents cultes. Alimentant même les musiques populaires, il se transmet et se transforme à travers des générations depuis la période de l’esclavage.

Aujourd’hui encore, nombre de musiciens cubains, percussionnistes en particulier, sont initiés à l’un au moins des systèmes cultuels ; ils connaissent toutes les façons de faire parler les tambours, et ce savoir enrichit constamment l’art musical.

Traditionnellement, on étudie les musiques rituelles en se référant aux origines différentes des esclaves importés en terre américaines. Les esclaves étaient regroupés sous des noms génériques comme lucumi (identifié à Yoruba), congo (identifié à Bantou) et carabali (qui vient du Calabar).

Guaguanco

L’érotique Guaguanco apparaît à la Havane au milieu du XIXe siècle. Plus enlevé que le Yambù, les partenaires simulent la parade nuptiale, et culmine par un mouvement des hanches très explicite appelé  » vacunao « , symbole d’accouplement. La danse représente la poursuite amoureuse de l’homme vers la femme, celui-ci désire la « vacciner », il tente de la toucher généralement avec son pied (vacunarla : métaphore sexuelle), celle-ci essaie d’éviter l’attaque, d’une manière picaresque et grotesque. Si la femme se rend et accepte ses avances, il lui prend parfois la tête entre les mains et lui embrasse le front pour lui signifier qu’elle lui appartient. A travers cette persécution et fuite, le couple démontre sa virtuosité de danseur. Aujourd’hui, on pratique beaucoup le « vacunao » en le suggérant parfois avec d’autres parties du corps et un foulard.

 

Columbia

La columbia est née dans la zone rurale de la province de Matanzas. Il existait un petit hammeau appelé columbia où avaient l’habitude de se réunir des groupes de danseurs, percussionniste et danseurs, et où se dansait un type de rumba propre à cet endroit qui, très vite, va s’étendre au village de Union de Reyes.

La columbia dans ses origines rurales était dansée aussi bien par des hommes seuls qu’en couple. Mais dans son évolution dans le contexte urbain, elle devint une danse d’hommes et c’est ainsi qu’elle est qualifiée actuellement.

Les danseurs se défient et font étalage de leurs qualités et de leur virilité en. Les mouvements sont exagérés et désarticulés, imitant boiteux, épileptique, boxeur, cerf volant, joueur de base-ball, coupeur de canne.